Le 14 Juin, la Halle Carpentier
(Paris 13) déclenche l'apocalypse. En effet, Mister Krongsak & JC
Skarbowsky organisent un gala qui rappellera les grandes heures de Muay Thaï
dans la capitale. Nos 2 légendes ont carrément sollicité les Kings du Low-Kick
made in Thaïlande et les meilleurs tricolores. En clair, c'est le type de
rencontre qu'un Fan de Boxe Pieds-Poings ne doit rater sous aucun prétexte ! Début des Festivités
19 Heures...
mardi 5 juin 2012
jeudi 31 mai 2012
BOXE THAI : Souvenirs d'une Epoque.
Cher Daniel, te revoir à cette soirée du Fight Night fut un grand honneur. Comment oublier tes leçons, ta gentillesse et ton professionnalisme. Chaque ancien du Yamatsuki ne peut que se réjouir de t'avoir rencontré et comme tu le soulignes si justement...
nous étions des pionniers.
lundi 28 mai 2012
EXPLOSION - FIGHT NIGHT 2012 !
Toutes les personnes qui ont eu
la chance de pratiquer les arts martiaux très jeunes sont unanimes : la boxe
thaï dégage quelque chose de vraiment à part ! Libre, sauvage et détonnant à la
fois, rien n'enclave la dureté de ce sport. Pourtant, il serait injuste, voire
réducteur que d'insister sur ses techniques de frappes, ses blocages atomiques
ou ses corps-à-corps furieux sans en regarder sa magnificence.
Car si la Boxe
Thaï fut puisée dans les fleurons de l'efficacité... elle a comme valeur d'âme
de forger des combattants au mental d'acier.
Si je vous parle si librement
d'une de mes passions, c'est que jadis, j'ai eu l'honneur et l'avantage de
mettre les gants. A cette époque, en termes de BPP (boxe pieds-poings), nous ne
comptions que deux disciplines : la boxe française et le full. Dans le dojo où
je me rendais régulièrement, il y avait un atelier boxe et, entre deux cours,
de Kung-Fu ou de Ju-Jitsu. Nous étions de fervents adeptes du contact. A force
de persévérance, je fis la connaissance d'un pratiquant qui avait un brin
d'avance sur nous. Ses techniques, notamment de blocage avec les jambes, me
paraissaient très étranges. Alors, histoire de comprendre, je le questionnais
sans relâche jusqu'au jour où celui-ci m'avoua qu'il avait un frère qui
pratiquait le Kick Boxing. En effet, une section venait de s'ouvrir au Yamatsuki
et, séance tenante, j'allais voir de visu cette nouvelle discipline. Inutile de
préciser qu'une fois le seuil franchi, je fus envoûté.
Le Yamatsuki dégageait quelque
chose d'extraordinaire. Ce genre d'atmosphère est difficilement explicable avec
des mots. Il faut imaginer un lieu très martial où se mélangent sérénité,
application, sueur et désir de se surpasser. Une sorte d'endroit magique qui
transporte ses élèves en un lieu qu'eux-mêmes n'espéraient jamais frôler...
Cependant, à force d'apprentissage, la vérité était bien là ! Des rounds de
corde, de pao, d'abdos, de sac, de shadow, de technique et de combat allaient nous
forger un corps, un mental et surtout nous ouvrir la perception d'une nouvelle
philosophie. Je n'oublierai jamais l'enseignement de notre Maître Roger Paschy,
les leçons de Daniel Allouche, les instructions d' A. et R. Desjardin, de W.
Soudareth ou de M. Jami. En conclusion : pratiquer une si belle discipline en
compagnie de tels hommes ne pouvait que nous rendre meilleurs.
- SUPER FIGHT
& K-1 Rules -
La vache !... ça, c'est du
kick ! Les mecs se sont rendus coup pour coup et si l'un a fait parler les
poings, l'autre a fait rugir ses guibolles. Les techniques (notamment de coups
de genoux) de super Yohann vont porter ses fruits et, à n'en pas douter, le jeune
homme a bien deux cœurs et quatre poumons. Hyper méga fight... Respect,
Messieurs !
- CHAMPIONNAT DU MONDE -
Tandis que les sculpturales
danseuses font monter la température de 3 000 degrés, je fais un tour d'horizon
et, ma foi, la salle est solidement remplie. A côté de moi, ça discute ferme
sur le prochaine combat et, alors qu'on attendait le fameux Brice Guidon, nous
avons eu Farid El Farci. Brice blessé, Farid a eu la lourde tâche de le
remplacer et donc de tirer contre un Lituanien enragé. Le bien-nommé Arnold
Oborotov est venu sans Willy mais avec toute la panoplie du destructeur.
Hé ! Hé ! Sacré puncheur, le gaillard !
Tiens, puisque le mot est lâché,
voici Karim Ghajji sous les clameurs d'une foule "indubitablement" vouée
à sa cause. D'ailleurs, le garçon possède un palmarès qui en ferait rêver plus
d'un, soit 83 combats, 76 victoires dont 46 par KO. Athlétique et pétant de
santé, cet infatigable sportif va imposer un rythme à faire réfléchir un
marathonien kényan puis, parti dans son élan, il va passer la seconde et
démontrer à son opposant portugais, l'excellent Francisco Matos, pourquoi le
public scande son nom. Là encore, nous assisterons à une « sublime »
leçon orchestrée par 2 pointures, mais le titre Mondial sera remportée
unanimement par Karim.
Allez, l'annonce du dernier
entracte vient de retentir. Nous pouvons nous restaurer tout en appréciant une
« battle » de hip-hop. Les danseurs nous sortent un show de haute
volée. Ca tourne, ça break, ça pivote, ça freeze, ça scratche et ça repart en
Thomas. Ouais... du grand art !
Mais il est temps de regagner nos
places car Daniel – the Voice – nous présente le dernier fight et c'est sous un
tonnerre d'applaudissements que pénètre le champion de boxe thaï Albert Chey.
Une entrée que le jeune homme n'est pas prêt d'oublier : les gens sont
debout, ils hurlent son nom, l'ovationnent chaleureusement à un point tel que
l'on peut ressentir l'énergie fracasser les murs du 36 et, croyez-moi, le
gaillard va nous rendre au centuple ce qu'il vient de recevoir.
Pourtant, son
adversaire est un coriace, la preuve : à peine l'autorisation donnée par
l'arbitre, l'Ecossais entame les hostilités. Albert le tient à distance par des
Front kicks et le recadre par de claquants Middles. Le combat est d'une telle
intensité que les rounds 1 et 2 passent à la vitesse de l'éclair. Titre
intercontinental en jeu, l'affaire se corse en féroces empoignades, dont une
qui se finira carrément au sol !
A mi-combat, les deux boxeurs se
tiennent, ce qui oblige D.Macintosh à prendre des initiatives, mais, face à lui
: il a un faramineux technicien. Albert le dégonde dans la foulée d'une droite
à dérider un Shar-Peï centenaire, puis, il lui assène une série de low kicks à
« Buakawniser » une cuisse de Spartiate. Dieu que ce mec est
bon !
C'est bien simple : il va plier, dessouder et carburer un
Ecossais qui lui rendra, certes, la monnaie de sa pièce mais...
– car il y a un mais – pour moi,
pour nous et pour beaucoup, le boss, c'est Albert Chey !
Alors si (et cela n'engage que
moi) au terme de ce combat, j'ai vu un super Kick Boxeur en la présence de
David Macintosh, j'ai surtout applaudi, de l'autre côté du Ring, un combattant
hors norme. Voilà le ressenti d'un vieil adepte de cette magnifique
discipline.
De toute façon, peu importe la
décision car le véritable combat, c'est de prouver au monde que la symbiose est
une âme à deux corps. Devant l'esprit, le fair play et le mental de tout ces
compétiteurs, que pouvons-nous rajouter, si ce n'est « mission
accomplie » ! Cette rencontre nous a prouvé une fois encore que la
boxe thaï n'est pas un art conventionnel et, à l'aube d'une époque où des
politiques nous parles « ségrégation », « culture » et « couleur
de peau », il faut simplement leur répondre que nous, au sein des clubs...
... nous n'avons que des frères !
PHOTOS : JMi
mardi 1 mai 2012
Pour une Poignée de Yens !
Flaspoint, Film de castagne sous
fond de Polar vénère s'impose directos comme l'une des références du genre. Tourné
juste après Dragon Tiger Gate le duo Wilson Yip - Donnie Yen pète le feu !
Nettement plus inspiré et d'une force réaliste hallucinante, il s'agit
simplement de voir (et re re revoir) le combat de fin pour s'en convaincre. Y a
pas photo, nous sommes dans une autre dimension !
D'ailleurs, les premières images
sont éloquentes : Un gaillard "costar-cravate" pénètre dans une salle
de Boxe est ramone un combattant sur le ring. Puis, nous retrouvons notre héros
sévèrement questionné par la Police des Polices dans un local de la PJ Hongkongaise,
celui-ci leur répond d'un calme Olympien << Ai-je déjà arrêté la mauvaise
personne... je laisse cette réponse au juge >>. Le décor est planté, la
suite va se corser à la mandale.
A cela, notons quelques touches à
la John Woo illustrées par des ballets calibrés au fusil à pompe et surtout une
classe incroyable des combattants (dont
Collin Chou plus furieux que jamais, Xing Yu inquiétant à souhait et le beau
gosse Ray Lui impérial). Certes, ici pas de voltige, que du concret, le mot
d'ordre se nommant Free Fight, Donnie Yen nous sort toute la panoplie << Jiu
Jitsu casse brique, Low Kick brise glace, Projections de la mort, Guillotine, Clés,
Blocages, Juji Gatame, Sambo, Triangle, Kung Fu, Muay Thai, Tae Kwon do
>> avec l'ensemble saupoudré d'un clin d'œil au Pride Japonais et bien
entendu au petit Dragon, c'est fort... techniquement fort !
Bilan des courses : si tu aimes
les films de baston sans concession...
t'as sonné à la bonne porte.
Chronique
Blu-Ray By JMi.
dimanche 29 avril 2012
Donnie The Dog... Warrior !
SHA PO LANG.
Alors si, les scènes nocturnes
sont sublimes, les combats sont férocement frapadingues avec 2 carrément
anthologiques (l'un, Matraque contre Tanto
dans une ruelle la nuit, l'autre contre un Sammo en très grande forme). La
Zique de Kwong Ching Chan (Infernal
Affairs) tient la route (avec un Ampli
en zone rouge, c'est mieux) et le casting s'avère monstrueux , Donnie Yen (en flic expert en Arts Martiaux), Sammo
Hung (que l'on ne présente plus en Bad
Guy c'est rare, mais efficace), Simon Yam (énormissime acteur), Jacky "Cyborg" Wu ou encore Liu Kai
Chi (Infernal Affairs 2). Autant dire
que si Wilson Yip n'avait pas chargé la fin en un mélo trop prononcé, nous
aurions là : The must du genre !
Bilan des Courses : Donnie The Great, Donnie The Best !
Plus connu sous le nom de SPL, ce film est pile poil dans mes cordes. Hargneux, brutal, violent, impitoyable,
que dis-je... héroïque ! D'entrée de jeu, le spectateur pige qu'il ne va pas
être à la noce. Après, un plan rapide où un Homme et sa petite fille se
promènent sur une plage, le cinglant bruit d'un accident de voiture nous
cisaille les tympans.
Pourtant le pitch est relativement
simple. Une bande de flics (qui ne
s'encombrent guère des lois en vigueur) feront tout pour coincer un chef
mafieux (Sammo Hung), mais quelques
temps plus tard (et pas mal de
rebondissements) un jeune inspecteur (qui
lui non plus ne fait pas dans la dentelle) doit reprendre l'équipe. Sauf
que leur ancien chef est bien décidé à aller jusqu'au bout !
Sous un climat tendu, l'équipe de
choc évolue quasi sans limite, ça fritte, ça exécute et ça ne s'excuse jamais.
Cependant, les mecs ont du cœur, ils sont soudés et plutôt coriaces. Il va sans
dire que leur nouveau patron va devoir faire avec, et si certaines situations
vont taquiner le côté obscur de la force, pas de panique, le chef reste un pur
&dur. A cela rajoutons une image sympa (la
discussion sur l'immeuble ou nos 2 héros surplombent la ville est bien cool),
une réalisation punchy et quelques passages qui feront datte, ouais comme ont
dit dans pareil cas "ce film pose les jalons".
Bilan des Courses : Donnie The Great, Donnie The Best !
Chronique DVD By JMi.
samedi 28 avril 2012
Album Incontournable.
THE CRAMPS << A Date With Elvis >>.
Ce groupe mythique de Rock n’Roll
burné fut formé en 1975 par Lux Interior & Ivy Rorschach. Complètement
possédés, les Cramps sont avant tout un band scénique de haute volé, hyper
tonique, habité et très stylé, dans ce cas précis : le terme « il
faut le voir, pour le croire » s’applique à la lettre !
Allant pulvériser les fans à
grand renfort de rythmiques endiablées et cela du fameux CBGB’s au State mental
Hospital, que n’a-t-on pas raconté sur eux ? A la base d’un mouvement (avec
les Meteors), les Américains vont garder une ligne directrice tout en évoluant
et en créant leur propre univers. Un univers horrifique, teinté de série B,
colorié façon psychédélique et furieusement sexy. Au niveau sonore : il
faut avoir connu le mag New Rose où l’on récupérait des petits chefs d’œuvres
du genre. Ouais, des bons vieux vinyles aux jaquettes criardes ornées de têtes de
mort fluo, d’Aliens Zarbis et de Pin-ups à faire passer celle du Pirelli pour
le poster central de modes & travaux… Arfff à l’époque, rien qu’à la
pochette, on savait s’il s’agissait d’un skeud Punk, Psycho, Alternatif ou New
Wave. De plus, on n’avait pas trop de blé, n’empêche que l’on se sortait les
doigts du cul pour toucher le truc qui tue et à ce petit jeu, les Cramps
revenaient souvent. Néanmoins, leur disco étant fulgurante, il est difficile de
choisir un incontournable : Smell of female est monstrueux, Flamejob
talentueux et Stay Sick abomifreux. J’ai donc choisi A date with Elvis (titre tiré d’un album d’Elvis du même nom)
qui est dédicacé à la mémoire de Ricky Nelson hé hé, humour d’un jour, humour
toujours…
L’album démarre par une intro
saturée immédiatement déchirée par un tempo Rockabilly, puis en moins de 30
secondes « le temps se brouille », car le premier son d’un chant
suave & puissant retentit dans les baffles ! How far ? How far
can too far go ? Plus qu’un titre un hymne. Roulement de caisse claire et
roulez jeunesse « The Hot Pearl Snatch » balance à l’ancienne,
« People ain’t no Good » s’entiche de la chorale des petites
chanteuses à la gueule de bois et que dire de What’s Inside a Girl ?
Hmmmmm, rien car dès l’intro ça tue sec & net !!!! Il suffira de 15
petites minutes pour que les deux affreux et les 2 Vamps nous refassent la
façade. C’est beau, fort, bref du grand art ! Le disque continue son
périple soutenue à bout de bras par la Gretsch de la diablesse : Can your
Pussy do the Dog ? Mais surtout Kizmiaz (que n’aurait pas renié Elvis) en demeurent deux beaux exemples.
Sauf qu’avec eux, personne n’est à l’abri « Cornfed Dames » confirme
mes dires, « Chiken » qui flirte avec un Jery Lee au mieux de sa
forme s’éclatera sur un truculent « Womanneed » avant d’exploser sur « Aloha
From Hell » en feu d’artifice ! C’est trop fort, donc réconfort, la
clôture se fera par une ballade « It’s Just that Song » tout
bonnement exceptionnelle.
A Date With Elvis (à l’instar de l’ensemble de la disco)
groove sévère, suinte le Rock et pourfend l’auditeur voué au style
« guitare, basse, batterie ». Certes, cet album à un chtit quelque
chose en plus… Dans la prod peut être ? Ou simplement dans la folie du
quatuor de l’époque ? Une époque qui malheureusement se tourne… En effet, la
dernière Cramps vient d’être tirée et la douleur violente a décoiffé le monde
de la zique. Lux Interior nous a quitté le 04 février 2009. Ce mec avait un
charisme de ouf, une voix d’enfer et un sens du spectacle hallucinant.
Si : il y a des gaillards qui tentent d’apporter une pierre à l’édifice,
lui c’est un Roc qu’il tractera tout en haut de la montagne et sans forcer…
jeudi 12 avril 2012
Bercy Meaucoup... Deuxième Salve !
OZZY SOIT QUI MAL Y PENSE !
Pour que je monte à la capitale, il fallait au moins une affiche d'un type spécial, et ??? Ah Paris, ses automobilistes charmants, leurs doigts levés, leurs implacables Klaxons, leur courtoisie légendaire et leur magnifique périf que tu sais jamais trop comment qu'ça marche si t'es pas du coin ! Bon pas grave, on verra bien et c'est donc armé d'une bravitude certaine et d'une bombonne chargée d'air respirable que je passe chercher Baptiste le bassiste. Celui-ci fin prêt cavale déjà sur le trottoir à s'en faire péter une durite, je l'attrape au vol et nous voilà caracolant sur l'autoroute de l'enfer ! Coup de chance, il n'y a que 2 800 km de bouchon devant le POPB, la dessus, je tire mon chapeau au mec qui a eu la brillante idée de commencer le show à 19 heures...
DANKORN-JONES !
A notre grande stupéfaction, la salle n'est pas bondée et tandis que Danko balance un Set aussi Rock' N 'Roll qu'énergique, Korn (toujours amputé de sa tête) attaque par "4U " enchaîné d'un Right Now des familles. Le Son est plutôt bien (pour Bercy j'entends), le groupe semble en forme et le public un chouïa mollasson se réveille tout doucement. Il ne fallait pas moins d'un Here To Stay (grosse perf de Mister Davis) sous des Lights stroboscopiques pour booster l'assemblée et cela, jusqu'aux mecs du fond. Quelques "Ho - Hey" se font entendre et le public commence enfin à pousser, un bon solo, un sympatoche Falling Away From Me et les premières mesures de Freak On A Leash déboulent sans crier gare. Cette fois, la foule (y compris les 1er Fan de Black Sab) ont l'air d'apprécier... d'ailleurs ; le choix des 2 groupes accompagnant Ozzy pouvaient prêter à confusion. Du coup, pour apprécier la soirée, il fallait également une largeur d'esprit qui heureusement s'avère monnaie courante au pays du Metal. Sur ce, Jonathan tombe la veste, déambule, agrippe sauvagement son magnifique micro et délivre un Freak On A leash de bonne facture, ses 2 acolytes ne sont pas en reste et pourtant, il semblerait que la foule n'a d'yeux que pour Fieldy. Ouais, bizarre, car Blind (qui dévoile un travail batterie excellentissime) affirme le show en préparant un finish Got The Lifien bien Fun. Après ce court moment, il est vrai que les Kornofulgurofans de la première heure vont se la mettre sur l'oreille, tant << court >> me paraît le mot approprié...
UN SLAM EN DOS CROWLEY !
Perché à l'ombre des grandes tribunes, nous surnageons la fosse. Celle-ci s'est copieusement remplie et les Ozzy-Ozzy redoublent d'intensité. Puis, saisie d'une Sainte angoisse : une voix pour le moins connue chauffe la grande salle. Le Madman en personne nous gratifie de son entrée imminente quand soudain un << noir total >> aussi inquiétant qu'un Carmina Burné au Rana nous taquine les esgourdes. Le Prince salue Bercy d'un Bark at the Moon Mach 2 et l'apocalypse s'annonce aussitôt. Let me Hear you Scream (unique morceau du dernier album en datte) enfonce le clou, quand à Mr Crowley ; que dire ? A part : big respect ! De plus, les solos de grattes sont d'une réelle perfection, le jeune Gus G s'la donne cheveux au vent et ça démonte chantmé jusqu'à un "I Don't Know" qui va en mettre plus d'un sur le cul. Ozzy s'éclate comme un môme et nous demande si nous sommes OK pour un titre de Black Sab. Quelle question ? Fairies Wear Boots démarre sans concession, ça groove directos et devant autant d'enthousiasme, Ozzy se voit dans l'obligation de rafraichir le Pit, hé hé armé d'un canon, il va arroser (jusqu'à plus soif) un début d'incendie neuronal et terminer au sceau à flotte. Il fallait bien ça, car Suicide solution enchaîné d'un War Pigs à la sirène hurlante va rendre maboul tout les énergumènes chantants à tue tête (et en mesure svp) le légendaire Brûlot. Cet énorme passage et le mot est encore faible va s'acheminer sur l'inévitable Shot in the Dark pour mieux rebondir sur un Rat Salad (Black Sab) aux solos variés. Tout d'abord par une 6 cordes enragées, puis d'une décharge nucléaire frappée par un possédé de batteur ! Instant magique ou absolument gigantesque, choisissez vous même l'option, car Bibi ça faisait longtemps qu'il n'avait vu un truc pareil. Mais attention, la Dream Team en a encore dans le chargeur et Hop : Iron Man éclabousse l'assistance et tandis qu'Ozzy nous la fredonne en Freestyle, le mythique refrain embaume tout le POPB. Pourtant, c'est le très Parisien Killer Of Giants qui va plus personnellement m'épater, ce titre plutôt rare en Live va illico créer une osmose entre les musiciens et Bercy. L'alchimie se diffuse avec quelques chants footballistiques, puis I Don't Want To Change the World entériné d'un solide Crazy Train va définitivement terrassé les récalcitrants. Putain... c'te claque !
ONE MORE SONG...
A peine un léger break, que revoilà Ozzy tapant dans ses mains, ravi et désireux de poursuivre la soirée. Il annonce tout en douceur un "Mama, I'm coming Home" reposant et non dénué d'une émotion palpable. Evidement, il demande à la foule de reprendre le refrain en arpentant la scène (de sa célèbre démarche) de gauche à droite tel un dément. Le public lui renvoie une vague d'ondes positives et on n'y retourne après un ptit plongeon dans le baquet. La vache quelle santé, d'ailleurs, les mecs seront sans pitié, car voici Paranoid qui résonne dans le dancing... l'anthologique morceau s'achève à grand renfort d'un canon plutôt moussu et d'une chaleureuse ovation versée au crédit des musiciens (et certes, les mecs ont assuré comme des bêtes). La fête se termine dans une totale euphorie, Ozzy congratule ses Fans et franchement quand il a lancé un << merci en Français >>, je pensais que c'était plié, mais ? Comme quoi Ozzy s'en branle des réformes sur les retraites et réattaque par un "Flying High Again" de toute beauté et récidive sur un splendide "Into the Void" qui va définitivement nous achever. Du reste, je pense que si nous avions poussé vraiment à fond, ils auraient fini par revenir. Cette étrange sensation ne me quittait pas. Peut-être par ce que la soirée fut trop belle ? Peut-être parce que nous étions trop bien ensemble ou tout simplement parce qu'Ozzy était méga chaud ? De toute façon, que pouvait-il y avoir de plus logique... que de sublimer un Prince dans son Palais ?
- Une réunion originale.
- Un Son plutôt bon.
- Une ambiance de feu.
- Super présentation de ses musiciens par Ozzy.
- Un Show monstrueux, mieux encore : inoubliable.
Les points faibles :
-la soirée commence tôt et les bouseux de la Campagne comme Bibi doivent se bouger le cul pour être à l'heure.
- Les places sont (comme d'hab) trop chères.
- Les passages de Danko Jones et Korn furent vraiment concis.
- No More Tears, Let It Die ou Road To Nowhere en troisième rappel pourquoi pas ?
Inscription à :
Articles (Atom)



















