mardi 5 juin 2012

BEST OF SIAM


Le 14 Juin, la Halle Carpentier (Paris 13) déclenche l'apocalypse. En effet, Mister Krongsak & JC Skarbowsky organisent un gala qui rappellera les grandes heures de Muay Thaï dans la capitale. Nos 2 légendes ont carrément sollicité les Kings du Low-Kick made in Thaïlande et les meilleurs tricolores. En clair, c'est le type de rencontre qu'un Fan de Boxe Pieds-Poings ne doit rater sous aucun prétexte ! Début des Festivités 19 Heures...

jeudi 31 mai 2012

BOXE THAI : Souvenirs d'une Epoque.



Cher Daniel, te revoir à cette soirée du Fight Night fut un grand honneur. Comment oublier tes leçons, ta gentillesse et ton professionnalisme. Chaque ancien du Yamatsuki ne peut que se réjouir de t'avoir rencontré et comme tu le soulignes si justement...
                                                                              nous étions des pionniers.

lundi 28 mai 2012

EXPLOSION - FIGHT NIGHT 2012 !


Toutes les personnes qui ont eu la chance de pratiquer les arts martiaux très jeunes sont unanimes : la boxe thaï dégage quelque chose de vraiment à part ! Libre, sauvage et détonnant à la fois, rien n'enclave la dureté de ce sport. Pourtant, il serait injuste, voire réducteur que d'insister sur ses techniques de frappes, ses blocages atomiques ou ses corps-à-corps furieux sans en regarder sa magnificence.

Car si la Boxe Thaï fut puisée dans les fleurons de l'efficacité... elle a comme valeur d'âme de forger des combattants au mental d'acier.


Si je vous parle si librement d'une de mes passions, c'est que jadis, j'ai eu l'honneur et l'avantage de mettre les gants. A cette époque, en termes de BPP (boxe pieds-poings), nous ne comptions que deux disciplines : la boxe française et le full. Dans le dojo où je me rendais régulièrement, il y avait un atelier boxe et, entre deux cours, de Kung-Fu ou de Ju-Jitsu. Nous étions de fervents adeptes du contact. A force de persévérance, je fis la connaissance d'un pratiquant qui avait un brin d'avance sur nous. Ses techniques, notamment de blocage avec les jambes, me paraissaient très étranges. Alors, histoire de comprendre, je le questionnais sans relâche jusqu'au jour où celui-ci m'avoua qu'il avait un frère qui pratiquait le Kick Boxing. En effet, une section venait de s'ouvrir au Yamatsuki et, séance tenante, j'allais voir de visu cette nouvelle discipline. Inutile de préciser qu'une fois le seuil franchi, je fus envoûté.


Le Yamatsuki dégageait quelque chose d'extraordinaire. Ce genre d'atmosphère est difficilement explicable avec des mots. Il faut imaginer un lieu très martial où se mélangent sérénité, application, sueur et désir de se surpasser. Une sorte d'endroit magique qui transporte ses élèves en un lieu qu'eux-mêmes n'espéraient jamais frôler... Cependant, à force d'apprentissage, la vérité était bien là ! Des rounds de corde, de pao, d'abdos, de sac, de shadow, de technique et de combat allaient nous forger un corps, un mental et surtout nous ouvrir la perception d'une nouvelle philosophie. Je n'oublierai jamais l'enseignement de notre Maître Roger Paschy, les leçons de Daniel Allouche, les instructions d' A. et R. Desjardin, de W. Soudareth ou de M. Jami. En conclusion : pratiquer une si belle discipline en compagnie de tels hommes ne pouvait que nous rendre meilleurs.

                               - SUPER FIGHT & K-1 Rules -

Voilà comment tout à commencé et, depuis, cette passion ne m'a pas quitté. Je vais régulièrement applaudir les combattants et, des catégories C aux ténors, je suis toujours impressionné face à la détermination des pratiquants. De ce fait, qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'un Fight-Night allait être organisé à deux pas de chez moi, c'est-à-dire au Mach-36 tout près de Châteauroux.


Cette salle, habituellement réservée aux concerts, est une bénédiction, elle est spacieuse mais pas gigantesque, ce qui apporte une vive chaleur pour ce type de rencontres. De plus, son acoustique s'avère très correcte et son aspect moderne lui confère une structure mixant esthétisme et solidarité. Bref, quand tu pénètres dans l'enceinte, tu es immédiatement séduit. A cela, rajoutons une énorme cerise sur le gâteau car les organisateurs nous ont offert une soirée absolument grandiose ! En effet, outre un plateau de combattants hallucinants, saluons une déco de feu (sans jeu de mot), une restauration super sympa, une ambiance affûtée et un speaker qui a chauffé la soirée avec tact, humour et professionnalisme. Je vous ai mis l'eau à la bouche ? OK, c'est parti !


Ce sont les combats amateurs qui vont ouvrir les festivités. Illico, l'adrénaline monte et les jeunes coqs nous prouvent qu'avec des tripes et du cœur, on enflamme rapidement les foules. Les jeunots ont fortement préparé la salle. Du coup, on enchaîne sans mollir avec du K-1 Rules et du Super Fight en 5x2 : Charles "Karlito" François (de Metz) et Kichima Yattabare (de Meaux) nous ont offert un très beau combat, remporté aux points par le Messin. Puis Zair Bechar (d'Orléans) nous a expliqué la définition exacte du termes « Low Kick ». Mais ce n'était que l'échauffement face à l'affrontement qu'allaient nous livrer les deux titans que sont Johann Fauveau et Yazid Boussaha.



La vache !... ça, c'est du kick ! Les mecs se sont rendus coup pour coup et si l'un a fait parler les poings, l'autre a fait rugir ses guibolles. Les techniques (notamment de coups de genoux) de super Yohann vont porter ses fruits et, à n'en pas douter, le jeune homme a bien deux cœurs et quatre poumons. Hyper méga fight... Respect, Messieurs !



- CHAMPIONNAT DU MONDE -


Tandis que les sculpturales danseuses font monter la température de 3 000 degrés, je fais un tour d'horizon et, ma foi, la salle est solidement remplie. A côté de moi, ça discute ferme sur le prochaine combat et, alors qu'on attendait le fameux Brice Guidon, nous avons eu Farid El Farci. Brice blessé, Farid a eu la lourde tâche de le remplacer et donc de tirer contre un Lituanien enragé. Le bien-nommé Arnold Oborotov est venu sans Willy mais avec toute la panoplie du destructeur. Hé ! Hé ! Sacré puncheur, le gaillard !



Tiens, puisque le mot est lâché, voici Karim Ghajji sous les clameurs d'une foule "indubitablement" vouée à sa cause. D'ailleurs, le garçon possède un palmarès qui en ferait rêver plus d'un, soit 83 combats, 76 victoires dont 46 par KO. Athlétique et pétant de santé, cet infatigable sportif va imposer un rythme à faire réfléchir un marathonien kényan puis, parti dans son élan, il va passer la seconde et démontrer à son opposant portugais, l'excellent Francisco Matos, pourquoi le public scande son nom. Là encore, nous assisterons à une « sublime » leçon orchestrée par 2 pointures, mais le titre Mondial sera remportée unanimement par Karim.



Allez, l'annonce du dernier entracte vient de retentir. Nous pouvons nous restaurer tout en appréciant une « battle » de hip-hop. Les danseurs nous sortent un show de haute volée. Ca tourne, ça break, ça pivote, ça freeze, ça scratche et ça repart en Thomas. Ouais... du grand art !


Mais il est temps de regagner nos places car Daniel – the Voice – nous présente le dernier fight et c'est sous un tonnerre d'applaudissements que pénètre le champion de boxe thaï Albert Chey. Une entrée que le jeune homme n'est pas prêt d'oublier : les gens sont debout, ils hurlent son nom, l'ovationnent chaleureusement à un point tel que l'on peut ressentir l'énergie fracasser les murs du 36 et, croyez-moi, le gaillard va nous rendre au centuple ce qu'il vient de recevoir.

Pourtant, son adversaire est un coriace, la preuve : à peine l'autorisation donnée par l'arbitre, l'Ecossais entame les hostilités. Albert le tient à distance par des Front kicks et le recadre par de claquants Middles. Le combat est d'une telle intensité que les rounds 1 et 2 passent à la vitesse de l'éclair. Titre intercontinental en jeu, l'affaire se corse en féroces empoignades, dont une qui se finira carrément au sol !




A mi-combat, les deux boxeurs se tiennent, ce qui oblige D.Macintosh à prendre des initiatives, mais, face à lui : il a un faramineux technicien. Albert le dégonde dans la foulée d'une droite à dérider un Shar-Peï centenaire, puis, il lui assène une série de low kicks à « Buakawniser » une cuisse de Spartiate. Dieu que ce mec est bon !
C'est bien simple : il va plier, dessouder et carburer un Ecossais qui lui rendra, certes, la monnaie de sa pièce mais...
– car il y a un mais – pour moi, pour nous et pour beaucoup, le boss, c'est Albert Chey !


Alors si (et cela n'engage que moi) au terme de ce combat, j'ai vu un super Kick Boxeur en la présence de David Macintosh, j'ai surtout applaudi, de l'autre côté du Ring, un combattant hors norme. Voilà le ressenti d'un vieil adepte de cette magnifique discipline.


De toute façon, peu importe la décision car le véritable combat, c'est de prouver au monde que la symbiose est une âme à deux corps. Devant l'esprit, le fair play et le mental de tout ces compétiteurs, que pouvons-nous rajouter, si ce n'est « mission accomplie » ! Cette rencontre nous a prouvé une fois encore que la boxe thaï n'est pas un art conventionnel et, à l'aube d'une époque où des politiques nous parles « ségrégation », « culture » et « couleur de peau », il faut simplement leur répondre que nous, au sein des clubs...
                               ... nous n'avons que des frères ! 

PHOTOS : JMi

mardi 1 mai 2012

Pour une Poignée de Yens !




Flaspoint, Film de castagne sous fond de Polar vénère s'impose directos comme l'une des références du genre. Tourné juste après Dragon Tiger Gate le duo Wilson Yip - Donnie Yen pète le feu ! Nettement plus inspiré et d'une force réaliste hallucinante, il s'agit simplement de voir (et re re revoir) le combat de fin pour s'en convaincre. Y a pas photo, nous sommes dans une autre dimension !



D'ailleurs, les premières images sont éloquentes : Un gaillard "costar-cravate" pénètre dans une salle de Boxe est ramone un combattant sur le ring. Puis, nous retrouvons notre héros sévèrement questionné par la Police des Polices dans un local de la PJ Hongkongaise, celui-ci leur répond d'un calme Olympien << Ai-je déjà arrêté la mauvaise personne... je laisse cette réponse au juge >>. Le décor est planté, la suite va se corser à la mandale.



Mais sous son air brutal, Flashpoint regorge de bonnes idées. Nous retrouvons bien entendu une intrigue à la City On Fire (de Ringo Lam dont Quentin Flingus Tarantino rendra un vibrant hommage dans son Reservoir Dogs) avec un Flic infiltré aussi téméraire que touchant (interprété par Louis Koo, Election, Triangle, Connected, Shooter), une histoire d'amour plutôt risqué (avec la jolie Fan Bingbing c'est certain), une belle leçon d'amitié et une féroce rivalité  "Flics-Truands" qui va basculer peu à peu dans la folie pure.



A cela, notons quelques touches à la John Woo illustrées par des ballets calibrés au fusil à pompe et surtout une classe incroyable des combattants (dont Collin Chou plus furieux que jamais, Xing Yu inquiétant à souhait et le beau gosse Ray Lui impérial). Certes, ici pas de voltige, que du concret, le mot d'ordre se nommant Free Fight, Donnie Yen nous sort toute la panoplie << Jiu Jitsu casse brique, Low Kick brise glace, Projections de la mort, Guillotine, Clés, Blocages, Juji Gatame, Sambo, Triangle, Kung Fu, Muay Thai, Tae Kwon do >> avec l'ensemble saupoudré d'un clin d'œil au Pride Japonais et bien entendu au petit Dragon, c'est fort... techniquement fort !



Bilan des courses : si tu aimes les films de baston sans concession...
                                                                         t'as sonné à la bonne porte.  

Chronique Blu-Ray By JMi.

dimanche 29 avril 2012

Donnie The Dog... Warrior !

                                                  SHA PO LANG.


Plus connu sous le nom de SPL, ce film est pile poil dans mes cordes. Hargneux, brutal, violent, impitoyable, que dis-je... héroïque ! D'entrée de jeu, le spectateur pige qu'il ne va pas être à la noce. Après, un plan rapide où un Homme et sa petite fille se promènent sur une plage, le cinglant bruit d'un accident de voiture nous cisaille les tympans.


Pourtant le pitch est relativement simple. Une bande de flics (qui ne s'encombrent guère des lois en vigueur) feront tout pour coincer un chef mafieux (Sammo Hung), mais quelques temps plus tard (et pas mal de rebondissements) un jeune inspecteur (qui lui non plus ne fait pas dans la dentelle) doit reprendre l'équipe. Sauf que leur ancien chef est bien décidé à aller jusqu'au bout !


Sous un climat tendu, l'équipe de choc évolue quasi sans limite, ça fritte, ça exécute et ça ne s'excuse jamais. Cependant, les mecs ont du cœur, ils sont soudés et plutôt coriaces. Il va sans dire que leur nouveau patron va devoir faire avec, et si certaines situations vont taquiner le côté obscur de la force, pas de panique, le chef reste un pur &dur. A cela rajoutons une image sympa (la discussion sur l'immeuble ou nos 2 héros surplombent la ville est bien cool), une réalisation punchy et quelques passages qui feront datte, ouais comme ont dit dans pareil cas "ce film pose les jalons".


Alors si, les scènes nocturnes sont sublimes, les combats sont férocement frapadingues avec 2 carrément anthologiques (l'un, Matraque contre Tanto dans une ruelle la nuit, l'autre contre un Sammo en très grande forme). La Zique de Kwong Ching Chan (Infernal Affairs) tient la route (avec un Ampli en zone rouge, c'est mieux) et le casting s'avère monstrueux , Donnie Yen (en flic expert en Arts Martiaux), Sammo Hung (que l'on ne présente plus en Bad Guy c'est rare, mais efficace), Simon Yam (énormissime acteur), Jacky "Cyborg" Wu ou encore Liu Kai Chi (Infernal Affairs 2). Autant dire que si Wilson Yip n'avait pas chargé la fin en un mélo trop prononcé, nous aurions là : The must du genre !



Bilan des Courses : Donnie The Great, Donnie The Best !


Chronique DVD By JMi.

samedi 28 avril 2012

Album Incontournable.


                         THE CRAMPS << A Date With Elvis >>.


Ce groupe mythique de Rock n’Roll burné fut formé en 1975 par Lux Interior & Ivy Rorschach. Complètement possédés, les Cramps sont avant tout un band scénique de haute volé, hyper tonique, habité et très stylé, dans ce cas précis : le terme « il faut le voir, pour le croire » s’applique à la lettre !



Allant pulvériser les fans à grand renfort de rythmiques endiablées et cela du fameux CBGB’s au State mental Hospital, que n’a-t-on pas raconté sur eux ? A la base d’un mouvement (avec les Meteors), les Américains vont garder une ligne directrice tout en évoluant et en créant leur propre univers. Un univers horrifique, teinté de série B, colorié façon psychédélique et furieusement sexy. Au niveau sonore : il faut avoir connu le mag New Rose où l’on récupérait des petits chefs d’œuvres du genre. Ouais, des bons vieux vinyles aux jaquettes criardes ornées de têtes de mort fluo, d’Aliens Zarbis et de Pin-ups à faire passer celle du Pirelli pour le poster central de modes & travaux… Arfff à l’époque, rien qu’à la pochette, on savait s’il s’agissait d’un skeud Punk, Psycho, Alternatif ou New Wave. De plus, on n’avait pas trop de blé, n’empêche que l’on se sortait les doigts du cul pour toucher le truc qui tue et à ce petit jeu, les Cramps revenaient souvent. Néanmoins, leur disco étant fulgurante, il est difficile de choisir un incontournable : Smell of female est monstrueux, Flamejob talentueux et Stay Sick abomifreux. J’ai donc choisi A date with Elvis (titre tiré d’un album d’Elvis du même nom) qui est dédicacé à la mémoire de Ricky Nelson hé hé, humour d’un jour, humour toujours…   



L’album démarre par une intro saturée immédiatement déchirée par un tempo Rockabilly, puis en moins de 30 secondes « le temps se brouille », car le premier son d’un chant suave & puissant retentit dans les baffles ! How far ? How far can too far go ? Plus qu’un titre un hymne. Roulement de caisse claire et roulez jeunesse « The Hot Pearl Snatch » balance à l’ancienne, « People ain’t no Good » s’entiche de la chorale des petites chanteuses à la gueule de bois et que dire de What’s Inside a Girl ? Hmmmmm, rien car dès l’intro ça tue sec & net !!!! Il suffira de 15 petites minutes pour que les deux affreux et les 2 Vamps nous refassent la façade. C’est beau, fort, bref du grand art ! Le disque continue son périple soutenue à bout de bras par la Gretsch de la diablesse : Can your Pussy do the Dog ? Mais surtout Kizmiaz (que n’aurait pas renié Elvis) en demeurent deux beaux exemples. Sauf qu’avec eux, personne n’est à l’abri « Cornfed Dames » confirme mes dires, « Chiken » qui flirte avec un Jery Lee au mieux de sa forme s’éclatera sur un truculent « Womanneed » avant d’exploser sur « Aloha From Hell » en feu d’artifice ! C’est trop fort, donc réconfort, la clôture se fera par une ballade « It’s Just that Song » tout bonnement exceptionnelle.



A Date With Elvis (à l’instar de l’ensemble de la disco) groove sévère, suinte le Rock et pourfend l’auditeur voué au style « guitare, basse, batterie ». Certes, cet album à un chtit quelque chose en plus… Dans la prod peut être ? Ou simplement dans la folie du quatuor de l’époque ? Une époque qui malheureusement se tourne… En effet, la dernière Cramps vient d’être tirée et la douleur violente a décoiffé le monde de la zique. Lux Interior nous a quitté le 04 février 2009. Ce mec avait un charisme de ouf, une voix d’enfer et un sens du spectacle hallucinant. Si : il y a des gaillards qui tentent d’apporter une pierre à l’édifice, lui c’est un Roc qu’il tractera tout en haut de la montagne et sans forcer…

jeudi 12 avril 2012

Bercy Meaucoup... Deuxième Salve !

OZZY SOIT QUI MAL Y PENSE !



Pour que je monte à la capitale, il fallait au moins une affiche d'un type spécial, et ??? Ah Paris, ses automobilistes charmants, leurs doigts levés, leurs implacables Klaxons, leur courtoisie légendaire et leur magnifique périf que tu sais jamais trop comment qu'ça marche si t'es pas du coin ! Bon pas grave, on verra bien et c'est donc armé d'une bravitude certaine et d'une bombonne chargée d'air respirable que je passe chercher Baptiste le bassiste. Celui-ci fin prêt cavale déjà sur le trottoir à s'en faire péter une durite, je l'attrape au vol et nous voilà caracolant sur l'autoroute de l'enfer ! Coup de chance, il n'y a que 2 800 km de bouchon devant le POPB, la dessus, je tire mon chapeau au mec qui a eu la brillante idée de commencer le show à 19 heures...



                                           DANKORN-JONES !



A notre grande stupéfaction, la salle n'est pas bondée et tandis que Danko balance un Set aussi Rock' N 'Roll qu'énergique, Korn (toujours amputé de sa tête) attaque par "4U " enchaîné d'un Right Now des familles. Le Son est plutôt bien (pour Bercy j'entends), le groupe semble en forme et le public un chouïa mollasson se réveille tout doucement. Il ne fallait pas moins d'un Here To Stay (grosse perf de Mister Davis) sous des Lights stroboscopiques pour booster l'assemblée et cela, jusqu'aux mecs du fond. Quelques "Ho - Hey" se font entendre et le public commence enfin à pousser, un bon solo, un sympatoche Falling Away From Me et les premières mesures de Freak On A Leash déboulent sans crier gare. Cette fois, la foule (y compris les 1er Fan de Black Sab) ont l'air d'apprécier... d'ailleurs ; le choix des 2 groupes accompagnant Ozzy pouvaient prêter à confusion. Du coup, pour apprécier la soirée, il fallait également une largeur d'esprit qui heureusement s'avère monnaie courante au pays du Metal. Sur ce, Jonathan tombe la veste, déambule, agrippe sauvagement son magnifique micro et délivre un Freak On A leash de bonne facture, ses 2 acolytes ne sont pas en reste et pourtant, il semblerait que la foule n'a d'yeux que pour Fieldy. Ouais, bizarre, car Blind (qui dévoile un travail batterie excellentissime) affirme le show en préparant un finish Got The Lifien bien Fun. Après ce court moment, il est vrai que les Kornofulgurofans de la première heure vont se la mettre sur l'oreille, tant << court >> me paraît le mot approprié...



                                 UN SLAM EN DOS CROWLEY !



Perché à l'ombre des grandes tribunes, nous surnageons la fosse. Celle-ci s'est copieusement remplie et les Ozzy-Ozzy redoublent d'intensité. Puis, saisie d'une Sainte angoisse : une voix pour le moins connue chauffe la grande salle. Le Madman en personne nous gratifie de son entrée imminente quand soudain un << noir total >> aussi inquiétant qu'un Carmina Burné au Rana nous taquine les esgourdes. Le Prince salue Bercy d'un Bark at the Moon Mach 2 et l'apocalypse s'annonce aussitôt. Let me Hear you Scream (unique morceau du dernier album en datte) enfonce le clou, quand à Mr Crowley ; que dire ? A part : big respect ! De plus, les solos de grattes sont d'une réelle perfection, le jeune Gus G s'la donne cheveux au vent et ça démonte chantmé jusqu'à un "I Don't Know" qui va en mettre plus d'un sur le cul. Ozzy s'éclate comme un môme et nous demande si nous sommes OK pour un titre de Black Sab. Quelle question ? Fairies Wear Boots démarre sans concession, ça groove directos et devant autant d'enthousiasme, Ozzy se voit dans l'obligation de rafraichir le Pit, hé hé armé d'un canon, il va arroser (jusqu'à plus soif) un début d'incendie neuronal et terminer au sceau à flotte. Il fallait bien ça, car Suicide solution enchaîné d'un War Pigs à la sirène hurlante va rendre maboul tout les énergumènes chantants à tue tête (et en mesure svp) le légendaire Brûlot. Cet énorme passage et le mot est encore faible va s'acheminer sur l'inévitable Shot in the Dark pour mieux rebondir sur un Rat Salad (Black Sab) aux solos variés. Tout d'abord par une 6 cordes enragées, puis d'une décharge nucléaire frappée par un possédé de batteur ! Instant magique ou  absolument gigantesque, choisissez vous même l'option, car Bibi ça faisait longtemps qu'il n'avait vu un truc pareil. Mais attention, la Dream Team en a encore dans le chargeur et Hop : Iron Man éclabousse l'assistance et tandis qu'Ozzy nous la fredonne en Freestyle, le mythique refrain embaume tout le POPB. Pourtant, c'est le très Parisien Killer Of Giants qui va plus personnellement m'épater, ce titre plutôt rare en Live va illico créer une osmose entre les musiciens et Bercy. L'alchimie se diffuse avec quelques chants footballistiques, puis I Don't Want To Change the World entériné d'un solide Crazy Train va définitivement terrassé les récalcitrants. Putain... c'te claque !



                                              ONE MORE SONG...


A peine un léger break, que revoilà Ozzy tapant dans ses mains, ravi et désireux de poursuivre la soirée. Il annonce tout en douceur un "Mama, I'm coming Home" reposant et non dénué d'une émotion palpable. Evidement, il demande à la foule de reprendre le refrain en arpentant la scène (de sa célèbre démarche) de gauche à droite tel un dément. Le public lui renvoie une vague d'ondes positives et on n'y retourne après un ptit plongeon dans le baquet. La vache quelle santé, d'ailleurs, les mecs seront sans pitié, car voici Paranoid qui résonne dans le dancing... l'anthologique morceau s'achève à grand renfort d'un canon plutôt moussu et d'une chaleureuse ovation versée au crédit des musiciens (et certes, les mecs ont assuré comme des bêtes). La fête se termine dans une totale euphorie, Ozzy congratule ses Fans et franchement quand il a lancé un << merci en Français >>, je pensais que c'était plié, mais ? Comme quoi Ozzy s'en branle des réformes sur les retraites et réattaque par un "Flying High Again" de toute beauté et récidive sur un splendide "Into the Void" qui va définitivement nous achever. Du reste, je pense que si nous avions poussé vraiment à fond, ils auraient fini par revenir. Cette étrange sensation ne me quittait pas. Peut-être par ce que la soirée fut trop belle ?  Peut-être parce que nous étions trop bien ensemble ou tout simplement parce qu'Ozzy était méga chaud ? De toute façon, que pouvait-il y avoir de plus logique... que de sublimer un Prince dans son Palais ?


                                 Un Big Merci à Domi et à Baptiste.




Les points Forts :

- Une réunion originale.

- Un Son plutôt bon.

- Une ambiance de feu.

- Super présentation de ses musiciens par Ozzy.

- Un Show monstrueux, mieux encore : inoubliable.

Les points faibles :

-la soirée commence tôt et les bouseux de la Campagne comme Bibi doivent se bouger le cul pour être à l'heure.

- Les places sont (comme d'hab) trop chères.

- Les passages de Danko Jones et Korn furent vraiment concis.

- No More Tears, Let It Die ou Road To Nowhere en troisième rappel pourquoi pas ?